Une Congrégation née en France, en terre de mission

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La Congrégation de Notre-Dame de la Retraite au Cénacle est née en 1826,

à La Louvesc, petit village de France, 

au milieu d'un peuple dont la foi avait été ébranlée par la Révolution.

 

 

Ses fondateurs, le Père Étienne Terme et Sainte Thérèse Couderc, mûs par un amour passionné de Jésus-Christ

cherchaient « les meilleurs moyens de le faire connaître et aimer » davantage.

 
A La Louvesc, le tombeau de Saint Jean-François Régis attirait des foules nombreuses, et le Père Terme souf­frait de voir le désordre si souvent mêlé au pèlerinage. Dans une première initiative, il ouvrit une maison pour l'accueil des femmes et des jeunes filles, maison qu'il confia à quelques-unes des sœurs de la commu­nauté qu'il avait fondée et qui était connue sous le nom de  «communauté des Soeurs de Saint Régis»

 

 

En 1828, les événements l'amenèrent à nommer Mère Thérèse leur supérieure bien qu'elle n'eût alors que 23 ans. Celle-ci ne tarda pas à réaliser que cet accueil du tout-venant était incompatible avec les exigences d'une vie religieuse et `d'un service apostolique authen­tiques. Elle obtint du Père Terme de ne recevoir que les pèlerines acceptant de faire de leur séjour un temps de prière plus intense. A l'automne de 1829, faisant sa propre retraite, le Père Terme découvrait les Exercices spirituels de Saint Ignace. Il fut conquis et voulut au plus vite faire entrer les sœurs dans cette expérience; puis il leur enjoignit d'utiliser désormais auprès des personnes reçues dans la maison, cette forme de retraite qui unissait si intimement l'expérience de prière et la ré­flexion sur les mystères de la foi. Les fondateurs s'étaient laissé conduire par l'Esprit de Dieu qui leur avait montré dans la retraite et l'instruction religieuse les moyens répondant à leur but: servir le renouveau de la foi et l'extension du Règne de Dieu.

 

Le Père Terme mourait dès 1834, en plein labeur missionnaire. Par son testament, il confiait ses « filles de la retraite » aux Pères de la Compagnie de Jésus qu'il avait déjà associés occasionnellement au déve­loppement de la communauté. Les Jésuites poursui­virent la formation des sœurs à la spiritualité de saint Ignace et à la pédagogie des Exercices. Le 15 août 1837, dans sa prière, Mère Thérèse fut pressée de confirmer et amplifier un acte du Père Terme: consacrant de nouveau la Congrégation à Notre-Dame, elle s'engageait aussi à ne plus agir que dans sa dépendance. Ecartée l'année suivante, elle perçut dans la foi et avec une profonde humilité ce qui lui semblait être la volonté de Dieu; elle s'y livra complètement et se démit de toute autorité. Pendant les longues années qui suivirent, vécues dans une re­lative obscurité, des retraitantes aussi bien que ses sœurs bénéficiaient de toutes les ressources de son cœur, de sa prière et de son expérience.

 

Jusqu'à sa mort survenue à Lyon en 1885, elle s'unit toujours davantage au sacrifice du Christ pour le salut du monde. Ayant accepté d'être le grain jeté en terre, elle avait vu s'étendre en France et au-delà cette Congré­gation dont elle avait, dès les débuts, incarné l'identité. L'institution originelle avait mûri et s'était explicitée. La Congrégation avait peu à peu pris conscience d'être appelée à vivre l'esprit et la mission de la première communauté ecclésiale réunie avec Marie dans la re­traite du Cénacle. Avec la rédaction des Constitutions approuvées en 1844, ce mystère qui exprime la plénitude de la vocation fut officiellement relié à l'inspira­tion première et donna à la Congrégation le nom qui devait la spécifier. Une série de décrets diocésains et pontificaux, et enfin l'approbation définitive des Constitutions par le Saint Siège en 1886, confirmèrent l'orientation de la fonda­tion et reconnurent sa mission dans l'Eglise. La cano­nisation de Mère Thérèse en 1970 fut un nouveau signe d'approbation, non seulement de sa vie exemplaire, mais aussi du charisme de sa famille religieuse.

 

La première assemblée de l'Eglise naissante autour de Marie, priant et accueillant l'Esprit Saint, inspire toujours nos communautés du Cénacle, maintenant répandues en de nombreux pays. La Congrégation a affirmé son désir d'universalité en établissant sa mai­son généralise à Rome, en 1959. Rassemblées avec Marie et voulant vivre dans l'union fraternelle, nous cherchons à avancer toujours plus sur le chemin tracé par le Père Terme et Mère Thérèse.

Quelques belles images de Sablières la terre natale de Mère Thérèse, offertes par Jean-Pierre Reynier 

Diaporama Kizoa : SABLIERES à 25 kms de Joyeuse Sept 2013 - Diaporama